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mardi 31 mai 2011

HYMNE A NOS DOIGTS

Dix courageuses ouvrières
Toujours prêtes à dire "oui",
Je te rends grâce, ô notre Père,
Pour ce cadeau qui tue l'ennui.

Dix petites fées si actives
Que rien ne peut leur résister,
Rapides,agiles,souples,vives,
Et n'arrêtant pas de créer.

Elles tricotent, cousent, brodent,
Pansent, caressent, sculptent, peignent,
Dessinent des croquis de mode,
Et pourtant jamais ne se plaignent.

Merveilleux outils qui procurent
Satisfaction, joie et bonheur,
J'en reconnais la signature:
Le génie de leur créateur. 

AILLEURS

Pourquoi faut-il qu'ailleurs les femme soient plus belles,
Leurs cheveux plus soyeux, leurs regards prometteurs?
Il y a pourtant chez nous de fraîches jouvencelles
Aux appâts merveilleux qui ravissent nos coeurs.

Pourquoi faut-il qu'ailleurs les plages soient plus vastes,
Les poissons plus variés aux multiples couleurs?
Il y a aussi chez nous de paisibles rivages,
Des côtes découpées et des ports enchanteurs.

Pourquoi faut-il qu'ailleurs les âmes soient plus belles?
On chérit les anciens, on les garde avec soi;
On est reconnaissant de l' amour maternel,
On traite ses parents à l'égal de nos rois.

Mais malgré tout cela, mon coeur n'est pas ailleurs.
Il est dans mon Sud-Ouest où passa mon enfance,
Où sont mes souvenirs dont je suis l'orpailleur
Et aussi ma maison; mon coeur se plait en France.

jeudi 12 mai 2011

LE JARDIN DE LUSSEAU

Je connais un jardin dans un coin de Gironde
Un petit paradis, où plantes et fleurs abondent.
Il est d'une beauté à nulle autre  pareille,
Et chacun se récrie, et chacun s'émerveille.

La maîtresse  des lieux, une petite femme
Tout sourire dehors, livre vite son âme.
Petite par la taille et non par le génie
Apporte à chaque fleur un amour infini.

Elle en connaît le nom, l'histoire, l'exigence
Et vie en son jardin où tout est luxuriance.
Elle sait tout de toutes et le dit en riant,
Prodiguant tant de soins en savourant l'instant.

Et c'est une harmonie de couleurs et de formes
Née de l'amour des fleurs et d'un travail énorme.
Des bleus, des blancs, des roses et bien d'autres couleurs
Voisinent aimablement en un parfait bonheur.

Au cours de la visite, le regard ébloui
Fait que plus d'un s'écrie:"O, comme c'est joli!"
Allez à votre tour découvrir ces merveilles,
Admirer ce jardin où butinne une abeille.

LE "JARDIN DE VIOLETTE"

Il est un coin de charme au fin fond de la lande:
"Le jardin de Violette", joliment dénommé,
Où la fée "Harmonie" a mis sa houppelande,
Et qui mérite bien sa jeune renommée.

Le site est ravissant,la déco agréable,
Une touche par là, et une par ici,
Un fin bouquet de fleurs égayant chaque table,
Qu'il fait bon se poser, oublier ses soucis !

La maîtresse des lieux, une vraie magicienne,
Petite par la taille,mais non par la passion,
Marie subtilement légumes , fleurs et graines
Selon l'humeur du jour et sa production.

Car tout vient du jardin qu'elle fait elle-même
Avec beaucoup de soin, un peu de fantaisie;
Respectant la nature,cette terre qu'elle aime,
Ellle en parle si bien que j'en reste saisie.

Qu'elle évoque les fleurs, les plantes, le jardin,
Son regard bleu s'anime où danse cette flamme
Que l'on découvre en ceux entrevoyant l'Eden
De par cette passion où s'exalte leur âme.

Très habile au fourneau et naturelle en salle,
Elle offre ses chefs-d'oeuvre aux bien belles couleurs.
Dommage de défaire des plats si admirables
Se dit-on, malgré soi,appréciant leurs saveurs.

Amis qui passés là, sachez vous arrêter
Et puis, poussez la porte du "Jardin de Violette".
Vous n'aurez, c'est certain, pas à le regretter,
Des papilles et des yeux c'est chaque fois la fête.

lundi 9 mai 2011

LA RETRAITE

C'est une dame aux cheveux gris,
Une dame de compagnie
Que nous appelons de nos voeux
Quand le soleil se fait radieux
Et lors de tous nos ras-le-bol;
On voudrait prendre son envol,
D'un coup d'aile franchir les ans
Pour savourer enfin le temps,
Le temps de faire ce qu'on aime,
De vivre, de flâner même,
Le temps de prendre enfin le temps
Sans regarder à chaque instant
La pendule ou bien le réveil,
Ne plus rogner sur son sommeil.
A force de rêver ainsi
C'est nous qui prenons cheveux gris.
Et puis un jour, un peu surpris,
On voit la dame qui a pris
Un chemin qui rejoint le nôtre.
Elle a mis ses pas dans les vôtres
Et l'on ne suit plus désormais
Qu'à deux la route à tout jamais.
C'est une dame aux cheveux gris,
Une dame de compagnie.

LES VOEUX

Je ne sais coutume plus belle
Que de souhaiter au Nouvel An
Bonheur et joies en ribambelles
A nos amis, à nos parents.

Certains y voient une habitude
Contraignante un peu surannée..
J'en goûte la sollicitude
En bouquets de mots chaque année..

Et je vous souhaite longue vie, 
Petits cartons tout décorés
De paysages, d'oiseaux, de gui,
Et de belles lettres dorées.

Mais je regrette vivement
Que le téléphone remplace
Ces cartes ornées si joliment,
Qu'un coup de fil prenne leur place.

Chaque jour j'attends ces messages,
Pendant le tout début de l'an,
Guettant du facteur le passge
Pour une fête d'un instant. 


samedi 16 avril 2011

LE SABOTIER

IL aimait son village, encor plus son métier,
Il vivait chichement, il était sabotier.
Des étoiles dansaient dans le fond de ses yeux,
Amoureux de Garonne,comme il était heureux!

Dans le coeur du village où tous le respectaient,
Il faisait bel ouvrage et en tirait fierté.
Durant sa longue vie il ne prit de vacances,
S'accordant un repos seulement le dimanche.

Son métier l'enchantait; on le voyait courbé
Sur ses billots de bois à longueur de journée.
Il façonnait sans trêve avec ses mains habiles
Des sabots pour les champs, et d'autres pour la ville.

Il travaillait sans hâte mais avec précision,
Avançant son ouvrage au seuil de sa maison.
Il y apportait grand soin et prenait du plaisir
Pour satisfaire au mieux des clients les désirs.

Il faisait des sabots simples et confortables,
Mais aussi de gracieux pour fillettes et dames
Qu'il sculptait de fleurettes et de galons jolis,
Et puis de ravissants pour les pieds des petits.

Tout en les vernissant,il "se les admirait".
Son dos, souvent voûté, alors se redressait.
Il mettait tant d'amour dans chacune des paires
Qu'il eût voulu payer chaque récipiendaire.

En début de journée, il passait un moment
Tout auprès de Garonne, avec des yeux d'amant.
Conscient de sa beauté, il la gardait en lui,
Cet homme simple et sage en était ébloui.

Le soir, il promenait sur le pont suspendu
Son regard de poète en ses rêves perdu...
Ne cherchez plus cet homme, amis qui me lisez
Ni le pont suspendu,ne les retrouverez...

Le premier s'en alla de par la loi des ans,
Le  second fut détruit, "il coûtait de l'argent".
Mais quand vous passerez dons ce petit village
Ayez une pensée pour ces deux "personnages".

Car ils firent partie, durant des décennies,
De l'âme de ce coin de campagne béni
Où les gens étaient riches de travail et d'honneur,
Où l'entraide était grande, c'était là leur bonheur.

LA PASSAGERE

Elle a pour nom "La Passagère"
Cette maison aux murs discrets
Dont le merveilleux charme opère
Et touche nos coeurs en secret.

Les vastes pièces où voisinent
Les meubles hérités du passé,
Vaisselle et linge emmagasinent,
Rideaux fraîchement repassés.

Il se dégage de l'ensemble
Une douce et chaude harmonie.
A nulle autre elle ne ressemble,
On ne se lasse d'un tel nid.

Tout ici a été pensé
Avec infiniment de goût.
Que d' heures de travail passées
A mettre en valeur ses atouts!

Adultes, enfants en ribambelles
S'abreuvent à son coeur généreux.
Comme les vacances y sont belles!
Qu'on y vit bien, qu'on y est heureux!

Son parc où vivent pins et chênes
Ajoute encore un autre attrait
A cette cure d'oxygène
Dans la campagne aux larges prés.

Bravo pour votre "Passagère",
Pour ce que vous en avez fait.
Qu'en elle le Bonheur prospère
Comme dans les contes de fées.

jeudi 14 avril 2011

TON BOUQUET

Ô comme il est joili ce bouquet printanier
Que tu as gentiment disposé sur la table !
Tout en lui est fraîcheur, délicate beauté,
Courbes harmonieuses, tout en lui est aimable.

Les tiges frêles où sont tant de fleurettes
Si blanches, si petites et si bien disposées
Ont la perfection et l'extrême souplesse
Des mouvements si purs de ces danseurs doués.

Des branches de prunus mêlent leur touche rose
A ce feu d'artifice de blanc immaculé.
Leurs fleurs plus rares, mais largement écloses,
Ajoutent encore à sa douce rusticité.


PETIT MOINEAU

Soudain, Petit Moineau est venu sous la pluie
Picorer les miettes jetées là, aujourd'hui.
Pour lui , au moins, point n'est besoin de parapluie!
Se riant de l'averse, il sautille, léger,
Egayant à lui seul de sa vivacité
Tout ' la mélancolie du jardin dépouillé
Et la triste chanson de ces gouttes de pluie.
Mais un geste un peu brusque, hop, il s'est envolé!
Dis, moineau sautillant, pêtit piaf éveillé,
Reviens me voir souvent, et tes frères aussi;
Mène le rouge-gorge et puis le merle, ô oui ,
Et surtout dis leur bien que je suis une amie,
Que jamais ils n'auront à craindre ici la cage
Ni le fusil, ni autres armes qui saccagent
Tant de beauté, et leur volent leurs frêles vies.

COMME C'EST BON .

Comme c'est bon d'avoir le temps!
Le temps de voir passer le temps,
D'écouter le tic-tac du carillon,perdu
Dans les bruits familiers, qu'on n'entend  même plus,
De laisser son regard errer dans le jardin
Où sur le vert tapis s'égaient dans le matin
Le rose géranium, la framboise poupine,
Le vigoureux souci, la rustique églantine,
Les lupins mauves et puis...quelques laitues,
Et des pruniers couverts de fruits.Que désirer de plus ?
Comme c'est bon d'avoir le temps,
Le temps d'écouter ses enfants
Parler des prof, de leurs problèmres,
Des chanteurs, de tout ce qu'ils aiment,
Et le temps de les accueillir....
On n'a pas le temps de vieillir!

mardi 12 avril 2011

MON AMIE PEINTRE

J'ai reçu en cadeau ta voix ensoleillée
Où se mêlent émotion, passion, fragilité.
Tes questions papillonnent autour de mon vécu...
Et toi,ma chère amie, toi-même, où en es-tu?

Tu fourmilles d'idées, de projets et de vie, 
Dispensant ton bonheur, tes rires à l'envi;
T'exprimant pleinement du matin jusqu'au soir,
Tu mets de la couleur où il y avait du noir.

Ou bien, parfois, vidée, harassée, chancelante
Sous le joug outrancier de ta muse exigeante,
Tu vas te "mettre au vert" à ce que  tu me dis,
Non loin, à la campagne, chez de précieux amis.

"Désormais, je serai raisonnable, il le faut"...
Ta vie d'artiste ayant bien sûr quelques défauts,
Tu oublies ta promesse et renoues non sans joie
Avec un quotidien fantaisiste, je crois...

Plus tu vas de l'avant et plus tu t'émerveilles
De la beauté des toiles  que tes mains ensoleillent,
Mais tu n'as toujours pas fini par accepter
Que chaque humain n'ait pas ta générosité.

Et  donc ton Roméo? Une lame de fond
S'est muée, à regret, en paisible lagon;
Chacun retrouve l'autre avec un grand plaisir,
Et l'amitié a pris la place du désir.

Ton quotidien est riche de bien des émotions,
Tu effeuilles ta vie, portée par ta passion,
Attachante à l'extrême tu t'en vas vers demain,
Tu quitteras la vie un pinceau à la main.

jeudi 7 avril 2011

MON JARDIN DES RIMES

Cela fait plus de trente années
Que tu recueilles dans tes pages
Mon vieux confident, mon carnet,
Tout ce qu'avec toi je partage.

C'est bien une tranche de vie
Qui se dévoile au fil des mots:
Nuages bleus, nuages gris,
Par touches, comme en un tableau.

On y trouve mes états d'âme,
Et ma famille et mes amis,
Mes grands bonheurs, mes petits drames
Qui font la trame d'une vie.

Un pan de mon passé défile
Dès l'enfance de nos garçons.
Je nous revois comme en un film
Dans notre petite maison.

Tout comme un pont entre deux rives
Tu as su faire la jonction
Entre ma jeunesse et mes rides....
Quand je te lis, quelle émotion!

Merci à toi, précieux carnet
Qui as si bien guidé ma plume
Au long des mois et des années,
Pas de sitôt ne te consumes!

PRINTEMPS

Dame Nature se fait belle
En ce tout début de printemps,
Offrant des fleurs en ribambelles
Aux tons pastel ou éclatants.

Le jardin sort de son sommeil
Tout doucement au fil des jours,
Des couleurs ponctuent son réveil,
Le prunus revêt ses atours.

Le soleil joue à cache-cache
Entre nuages et giboulées,
Les primevères font des taches
Si douces le long des allées.

Les narcisses et les jonquilles
Rivalisent de joliesse.
Leur parfum, le soleil qui brille
Ajoutent à la nature en liesse.

Les forsythias dardent leurs flammes
Au jaune ardent, d'un air altier.
Les pensées, souriantes dames,
Arborent leur féminité.

Les jeunes feuilles, d'un vert tendre,
S'activent à fournir la coiffure
Des arbres, impatients d'attendre
Leur combien seyante parure.

Dame Nature se fait belle
En ce tout début de printemps
Pour allumer des étincelles
Aux yeux ravis de ses amants.


LE VIEUX ET SON CHIEN

S'il était le plus laid
De tous les chiens du monde,
Je l'aimerais encore
A cause de ses yeux.

Si j'étais le plus laid
De tous les vieux du monde,
L'amour luirait encore
Dans le fond de ses yeux.

Et nous serions tous deux,
Lui si laid, moi si vieux,
Un peu moins seuls au monde,
A cause de ses yeux.

Pierre Menanteau

lundi 4 avril 2011

JE VOUDRAIS ARRETER LE TEMPS

Je voudrais arrêter le temps
Pour cheminer à tes côtés,
Alors qu'il est encore temps
Cueillir les fruits de notre été.

J'aimerais arrêter le temps,
Admirer les regards d'enfants,
Y chauffer nos frileux printemps,
Offrir notre aide plus souvent.

Je voudrais arrêter le temps,
Marcher encor dans mon jardin,
Et savourer de temps en temps
Légumes et fruits de notre Eden.

J'aimerais arrêter le temps,
J'ai beaucoup trop de rêves à vivre
Alors qu'il est encore temps ,
Avant d'atteindre l'autre rive.

Je voudrais arrêter le temps....


dimanche 3 avril 2011

MON PETIT JARDIN

Il était un petit jardin
Au chemin de mes promenades
Où poussaient fleurs, thym,lavandin
Des giroflées et des salades.

Je l'aimais ce petit jardin,
Et sa tonnelle et sa cabane
Entre deux logis citadins
Lui donnaient un air de campagne.

Il était tenu avec soin
Ce petit jardin aux fragrances,
Parmi les bâtiments voisins
Il faisait de la résistance.

Et c'était bon d'y voir souvent
Un arrosoir ou une bêche ,
Un coquelet, plumes au vent ,
Un lapin nain sur l'herbe fraîche.

Las! Un jour, plus de jardinet
Mais un pavillon à sa place
S'offre à mon oeil très étonné.
Que de regrets! Mon coeur se glace...

Pourquoi n'a-t-on su conserver,
Pour bâtir encor et sans trêve,
Ce lopin de terre où poussaient
En plus des giroflées, mes rêves.

Il me permettait de partir
Au grand jardin de mon enfance
Où, parmi tant de souvenirs,
ILest, dans sa magnificence.

lundi 28 mars 2011

Ma maison

Qu'elle était belle ma maison
Avec son immense jardin,
Protégée au fil des saisons
Par un prodigieux magicien...

Qu'elle était chaude ma maison!
Toujours nous y étions accueillies,
Et dès le seuil nous déposions
Nos inquiétudes , nos soucis.

Comme elle vivait ma maison
Quand nous chantions avec mes soeurs,
Lorsque nos gammes à l'unisson
Disaient si bien notre bonheur.

Qu'elle était douce ma maison
Et ses brassées de fleurs coupées .
Comme les lilas sentaient bon !
Les repas sous le vieux poirier...

Las ! elle n'est plus, ma maison,
Un immeuble l'a remplacée.
J'ai cru en perdre la raison,
Et son âme s'en est allée.

Mais elle est en moi ma maison.
Dans mon coeur , rien n'est oublié:
Les lilas qui sentaient si bon,
Les chansons, et le vieux poirier.




dimanche 27 mars 2011

Ma mie

Que faut-il vous chanter, ma mie,
Pour que votre coeur soit séduit
Par ma si tendre ritournelle?
L'amour va, vole à tire d'aile...

Que faut-il vous dire, ma mie,
Pour que votre coeur ait envie
De renconter un jour le mien ?
Si nous prenions même chemin...

Que faut-il vous offrir, ma mie,
Pour que votre coeur ébloui
Se vienne consummer au mien ?
Ma mie, donnez moi votre mien...

Voici mon coeur, prenez, ma mie,
Cueillez le bonheur à l'envi.
Que chaque jour soit un fête,
Que jamais son choix ne regrette.

Tous les diamants, tous les joyaux
Ne sont ni plus purs , ni plus beaux
Que le feu qui brûle en mon âme
Pour vous, ma mie, si chère Dame

Donnez-moir réponse, ma mie
Car de ce "oui" je me languis.
L'attente me semble cruelle
L'amour va, vole à tire d'aile.

lundi 14 mars 2011

Les mots

Je suis énamourée des mots
Qui m'emmènent dans leurs voyages,
Dans leur monde où cessent mes maux,
Avec l'émotion pour bagage.

J'aime les mots et leur musique :
"Barcarolle, mélancolie,
Asphodèle, oiseau, colchique,
gazelle, lapis-lazuli".

J'aime aussi des mots la magie
Qui nous transporte dans l'instant
En Afrique ou en Géorgie
Et nous fait remonter le temps.

Mais je n'aime pas certains mots,
Ceux par lesquels la peur arrive :
Chômage, drogue, tous ces maux
Qui nous mènent à la dérive.

J'aime particulièrement des mots
Ceux que l'on dit près des berceaux,
Les mots qui apaisent tant de maux,
Notre langue est si riche en mots!

Tout comme un peintre impressionniste,
Je choisis parmi tous ces mots
Et, en apprentie paysagiste,
Je compose un tableau de mots.