Je me promène en mon jardin
Je me promène en mon jardin
Où viennent éclore tant de mots.
Je les cueille au petit matin,
Les choisissant sur leurs rameaux.
Il en est de doux, de suaves,
De ravissants, de mélodieux ;
Il en est de beaucoup plus graves,
Et d'autres carrément odieux.
Vers les premiers ma préférence
Se porte indiscutablement.
Je délaisse l'irrévérence,
Le pessimisme également.
Je les invite à mes poèmes,
Tantôt parcimonieusement,
De ligne en ligne je les sème,
Ou à profusion par moments.
Ils sont mes hôtes, mes amis,
Ceux sans qui j'aurais peine à vivre.
Ils sont bien douce thérapie,
Participent à mon équilibre.
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